Les orgues de Paris
ORGUES DE PARIS © 2026 Vincent Hildebrandt ACCUEIL LES ORGUES

Saint-Antoine-

des-Quinze-Vingts

66, avenue Ledru Rollin, 75012 Paris

Orgue de tribune OdC >

Organiste titulaire Eric Lebrun Site de la paroisse Vidéos Eric Lebrun Audio (Festivo) Bruno Mathieu Photos Orgue : Victor Weller Eglise : Vincent Hildebrandt
C1 Cet orgue a été à l’origine construit comme instrument domestique pour le baron Albert de l’Espée. Entre 1880 et 1898, le baron fit réaliser trois orgues, tous issus de la maison d’Aristide Cavaillé-Coll. Ils furent installés dans sa résidence à Antibes (II/11, légèrement agrandi en 1883), dans sa salle de musique rue des Champs-Élysées à Paris (1894, III/péd./41), et dans sa villa de Biarritz (IV/péd./70). Le premier orgue a disparu, tandis que le dernier sert depuis 1919 de grand orgue de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Sur l’instrument parisien, le baron jouait la nuit des œuvres de Wagner qu’il avait entendues le soir même à l’opéra. En moins d’un an, ses voisins intentèrent un procès pour nuisances sonores, ce qui l’obligea à se séparer de l’instrument. L’instrument passa alors en possession du comte Christian de Bertier de Sauvigny, qui le donna en 1909 à l’église Saint- Antoine des Quinze-Vingts, achevée quelques années plus tôt, et y fut longtemps organiste. En 1912, il y lança une série de concerts en invitant d’éminents organistes parisiens : Widor, Gigout, Vierne, Tournemire, Bonnet, Dupré, Mulet, Marchal, entre autres. Cela était remarquable, car les concerts d’orgue dans les églises catholiques étaient alors strictement interdits. À l’origine, l’orgue comptait 41 jeux, avec — comme plus tard à Biarritz — une étendue de 61 notes par clavier (C–c4). Lors de son installation à son emplacement actuel, Merklin agrandit l’instrument en ajoutant une Soubasse 32' à la pédale, une Bombarde 16' au Grand-Orgue et un Basson 16' au Récit. En 1934, Gutschenritter divisa le Carillon III du Positif en Nasard 2 2/3', Tierce 1 3/5' et Piccolo 1'. En 1956, Chéron remplaça le Nasard 2 2/3' du Grand-Orgue par une Doublette 2' et ajouta un Clairon 4' à la pédale. Des modifications auraient également été apportées aux jeux de mixture. En 1983, Jacques Barbéris restaura les sommiers, la mécanique et les machines Barker (Grand-Orgue et Positif), et rétablit la composition d’origine des mixtures. D’après d’anciennes sources, le jeu de 4' à cordes du Positif portait d’abord le nom de Viole d’amour ; il est également possible qu’un Clarinette 16' ait été initialement prévu au Récit. Source: Rene Verwer 1992-2004 Relevage progressif de l’instrument par Yves Fossaert. nettoyage général restauration des sommiers du GO et du Récit restauration d’un réservoir restauration de la tuyauterie, égalisation des anches et accord général le jeu de Clairon4′ de pédale a été remplacé par un nouveau, construit dans le style CavailléColl. Cet orgue a été entretenu pendant plusieurs années par la Maison Gutschenritter ; est-ce cette entreprise qui a porté le pédalier à 32 notes, remplacé le nasard du grand orgue par une doublette 2, divisé le carillon du positif ? C’est possible. Ce que l’on sait, c’est que le clairon 4 de pédale a été ajouté par Pierre Chéron en 1956. Cet ajout était de médiocre qualité et a été remplacé lors des travaux réalisés par Yves Fossaert. Plus d’info…
Avant la Révolution française, le territoire qui correspond aujourd’hui au 12e arrondissement appartient à la paroisse SaintPaul, puis à l’ensemble foncier de SainteMarguerite. Deux établissements disposaient toutefois du privilège de pratiquer la “cure d’âmes” : l’abbaye cistercienne de religieuses de SaintAntoine des Champs et l’hospice des QuinzeVingts, fondation de saint Louis. L’abbaye est supprimée en 1790 et le monastère est attribué à l’hôpital SaintAntoine en 1795. La nouvelle paroisse SaintAntoine des QuinzeVingts est créée le 4 février 1791 et reçoit l’abbatiale comme lieu de culte. Celleci est vendue comme bien national en 1798, puis détruite. La chapelle de l’hospice des QuinzeVingts fait office d’église paroissiale pendant environ un siècle, jusqu’à la construction de l’église actuelle, achevée en 1903 et consacrée à saint Antoine le Grand le 11 novembre 1909.
1894- Cavaillé-Coll (1) 1909 - Gutschenritter (2) 1956 - Pierre Cheron et Philippe Hartmann (6) 1982 - Barbéris (5) 1992/2004 - Fossaert (5)

III/47 - transmission mecanique

composition

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C1 Cet orgue a été à l’origine construit comme instrument domestique pour le baron Albert de l’Espée. Entre 1880 et 1898, le baron fit réaliser trois orgues, tous issus de la maison d’Aristide Cavaillé-Coll. Ils furent installés dans sa résidence à Antibes (II/11, légèrement agrandi en 1883), dans sa salle de musique rue des Champs-Élysées à Paris (1894, III/péd./41), et dans sa villa de Biarritz (IV/péd./70). Le premier orgue a disparu, tandis que le dernier sert depuis 1919 de grand orgue de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Sur l’instrument parisien, le baron jouait la nuit des œuvres de Wagner qu’il avait entendues le soir même à l’opéra. En moins d’un an, ses voisins intentèrent un procès pour nuisances sonores, ce qui l’obligea à se séparer de l’instrument. L’instrument passa alors en possession du comte Christian de Bertier de Sauvigny, qui le donna en 1909 à l’église Saint- Antoine des Quinze-Vingts, achevée quelques années plus tôt, et y fut longtemps organiste. En 1912, il y lança une série de concerts en invitant d’éminents organistes parisiens : Widor, Gigout, Vierne, Tournemire, Bonnet, Dupré, Mulet, Marchal, entre autres. Cela était remarquable, car les concerts d’orgue dans les églises catholiques étaient alors strictement interdits. À l’origine, l’orgue comptait 41 jeux, avec — comme plus tard à Biarritz — une étendue de 61 notes par clavier (C–c4). Lors de son installation à son emplacement actuel, Merklin agrandit l’instrument en ajoutant une Soubasse 32' à la pédale, une Bombarde 16' au Grand-Orgue et un Basson 16' au Récit. En 1934, Gutschenritter divisa le Carillon III du Positif en Nasard 2 2/3', Tierce 1 3/5' et Piccolo 1'. En 1956, Chéron remplaça le Nasard 2 2/3' du Grand-Orgue par une Doublette 2' et ajouta un Clairon 4' à la pédale. Des modifications auraient également été apportées aux jeux de mixture. En 1983, Jacques Barbéris restaura les sommiers, la mécanique et les machines Barker (Grand-Orgue et Positif), et rétablit la composition d’origine des mixtures. D’après d’anciennes sources, le jeu de 4' à cordes du Positif portait d’abord le nom de Viole d’amour ; il est également possible qu’un Clarinette 16' ait été initialement prévu au Récit. Source: Rene Verwer 1992-2004 Relevage progressif de l’instrument par Yves Fossaert. nettoyage général restauration des sommiers du GO et du Récit restauration d’un réservoir restauration de la tuyauterie, égalisation des anches et accord général le jeu de Clairon4′ de pédale a été remplacé par un nouveau, construit dans le style CavailléColl. Cet orgue a été entretenu pendant plusieurs années par la Maison Gutschenritter ; est-ce cette entreprise qui a porté le pédalier à 32 notes, remplacé le nasard du grand orgue par une doublette 2, divisé le carillon du positif ? C’est possible. Ce que l’on sait, c’est que le clairon 4 de pédale a été ajouté par Pierre Chéron en 1956. Cet ajout était de médiocre qualité et a été remplacé lors des travaux réalisés par Yves Fossaert. Plus d’info…
Organiste titulaire Eric Lebrun Site de la paroisse Vidéos Eric Lebrun Audio (Festivo) Bruno Mathieu Photos Orgue : Victor Weller Eglise : Vincent Hildebrandt
1894- Cavaillé-Coll (1) 1909 - Gutschenritter (2) 1956 - Pierre Cheron et Philippe Hartmann (6) 1982 - Barbéris (5) 1992/2004 - Fossaert (5)

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